Personnalités célèbres au Tadjikistan

Figures fondatrices

Ismail Somoni, émir samanide mort au début du Xe siècle, tient le rang de père fondateur dans le récit national tadjik. Son nom désigne la monnaie du pays, le somoni, ainsi que le plus haut sommet du Pamir, culminant à 7495 mètres et anciennement appelé pic du Communisme. Une statue monumentale érigée à Douchanbé en 1999 lui a donné sa représentation la plus diffusée.

Savants et poètes de l'âge classique

Roudaki, né dans la région de Pendjikent, passe pour le premier grand poète de langue persane classique et pour la voix majeure de la cour samanide. Le Tadjikistan revendique également l'héritage d'Avicenne, médecin et philosophe formé dans la Boukhara des Samanides, et celui de Ferdowsi, auteur du Livre des rois, dans un patrimoine partagé avec l'Iran et l'Afghanistan.

Lettres et sciences humaines contemporaines

Sadriddin Aïni, mort en 1954, reste la référence de la littérature tadjike moderne comme romancier, mémorialiste et premier président de l'Académie des sciences de la république. L'historien Bobodjon Ghafourov, auteur d'une somme consacrée aux Tadjiks, a fourni au pays son principal cadre de lecture historique. Le poète Mirzo Tursunzoda puis, une génération plus tard, Loiq Sherali ont porté la poésie tadjike auprès d'un large public.

Scène politique

Emomali Rahmon dirige le pays depuis 1992, d'abord à la tête du Soviet suprême puis comme président élu à partir de 1994. Une loi adoptée en 2015 lui a attribué le titre de Fondateur de la paix et de l'unité nationale, Leader de la nation. Son fils Roustam Emomali cumule depuis 2020 la présidence de la chambre haute du Parlement et la mairie de Douchanbé. Des chercheurs et des organisations internationales décrivent l'omniprésence de l'image présidentielle dans l'espace public comme un culte de la personnalité.

Sport de haut niveau

Dilchod Nazarov a offert au Tadjikistan son premier titre olympique en remportant le lancer du marteau aux Jeux de Rio en 2016. Le judoka Rassoul Boqiev avait décroché la première médaille olympique du pays à Pékin en 2008, et la boxeuse Mavzouna Chorieva est montée sur le podium à Londres en 2012.

Cinéma et création visuelle

Bakhtiar Khoudoïnazarov, disparu en 2015, demeure le cinéaste tadjik le plus connu à l'étranger, remarqué à la Mostra de Venise pour Kosh ba kosh au début des années 1990. Sa trajectoire, entre Douchanbé, Moscou et Berlin, illustre le parcours d'une génération d'artistes formés dans l'espace soviétique et installés ensuite en Europe.