Ecoles et enseignement au Tadjikistan

Organisation du système scolaire

L'école tadjike se compose de quatre années de primaire, suivies d'un secondaire organisé en deux cycles de cinq puis deux années. La scolarité revêt un caractère obligatoire de sept à dix-sept ans, soit onze années au total. Une réforme engagée à la rentrée 2010-2011 a introduit un cursus porté à douze ans, dont la généralisation était visée pour 2016.

Le taux d'alphabétisation officiel atteint 98 pour cent, héritage du système soviétique. La qualité de l'enseignement a néanmoins reculé depuis 1991, ce qui pèse sur le niveau de compétences des générations les plus jeunes.

Langues d'enseignement

Le tadjik sert de langue principale d'enseignement jusqu'à la fin du secondaire. Le russe a retrouvé en 2003 le statut de deuxième langue obligatoire, ce qui reflète son usage persistant dans l'administration, dans les échanges commerciaux et dans les migrations de travail vers la Russie. Des établissements dispensent un enseignement en ouzbek dans les régions où cette communauté est nombreuse, notamment autour de Khoudjand.

Enseignement supérieur

Le supérieur combine les héritages soviétiques et le modèle européen. Le diplôme de spécialiste se prépare en cinq ans, la licence en quatre ans au minimum, portés à cinq pour la médecine, et le master en un an au moins. Douchanbé rassemble les principaux établissements, dont l'Université nationale du Tadjikistan et l'université slave russo-tadjike, tandis que Khoudjand accueille les facultés du nord du pays.

Moyens et difficultés

Le financement public reste tendu. L'État a consacré à l'éducation environ 80 millions de dollars en 2005, soit 15,9 pour cent du budget national, une part élevée qui traduit surtout la faiblesse des ressources globales. Le système souffre d'infrastructures dégradées et d'une pénurie aiguë d'enseignants à tous les niveaux, aggravée par des rémunérations peu attractives. Le préscolaire demeure très peu développé, avec un taux de fréquentation inférieur à 6 pour cent en 2001, et le coût indirect de la scolarité écarte encore une partie des enfants des familles rurales les plus pauvres.