Santé et sécurité au Tadjikistan
Vaccinations et prévention
La mise à jour des vaccinations habituelles, diphtérie, tétanos et poliomyélite, constitue la base de la préparation sanitaire. Les vaccinations contre les hépatites A et B, contre la typhoïde et contre le méningocoque sont conseillées selon l'itinéraire et la durée du séjour. Une consultation dans un centre de vaccinations internationales plusieurs semaines avant le départ permet d'adapter ce schéma au projet de voyage.
Eau et alimentation
L'eau du robinet n'offre pas de garantie de potabilité, y compris à Douchanbé. Les recommandations officielles se limitent aux boissons encapsulées ou à l'eau traitée, et invitent à écarter les crudités, les fruits non pelés et les viandes insuffisamment cuites. Les troubles digestifs figurent parmi les motifs de consultation les plus courants chez les voyageurs de passage.
Mal des montagnes
Une grande partie du territoire se situe en altitude, et le haut plateau du Pamir se parcourt entre 3 500 et 4 700 mètres. Le mal aigu des montagnes apparaît généralement au-dessus de 2 500 mètres, sous forme de maux de tête, de nausées, de fatigue, de vertiges et de troubles du sommeil, dans les dix heures qui suivent une montée rapide. Une acclimatation progressive limite ce risque, avec un gain d'altitude de couchage inférieur à 300 mètres par jour au-delà de 3 000 mètres.
Deux complications engagent le pronostic vital, l'œdème pulmonaire de haute altitude, marqué par une toux sèche persistante et un essoufflement au repos, et l'œdème cérébral, signalé par une céphalée résistante aux antalgiques et une perte de coordination. La descente immédiate constitue le traitement de référence. L'acétazolamide est parfois utilisé en prévention ou dans les formes légères, sur avis médical.
Risques naturels
Le pays se trouve dans une zone sismique active et connaît régulièrement des glissements de terrain, des coulées de boue et des avalanches. Des mines subsistent dans certaines zones frontalières. Les routes de montagne se coupent fréquemment au printemps et en hiver.
Sécurité et sources officielles
Les régions frontalières de l'Afghanistan et de l'Ouzbékistan sont formellement déconseillées par les autorités françaises, en raison des trafics, de la présence de mines et du risque terroriste, le reste du pays appelant une vigilance renforcée. L'attaque mortelle dont un groupe de cyclistes étrangers a été la cible le 29 juillet 2018 a montré que cette menace n'était pas théorique. La capacité d'assistance de l'ambassade de France demeure limitée. Les conseils aux voyageurs publiés par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères font foi et sont actualisés en fonction de la situation.