Se déplacer au Tadjikistan

Marchroutkas et taxis partagés

Les déplacements intérieurs reposent avant tout sur les minibus, appelés marchroutkas, et sur les taxis partagés. Ces véhicules stationnent près des bazars et des gares routières, et partent lorsque toutes les places sont occupées plutôt qu'à un horaire annoncé. Le prix se fixe par personne et se règle en espèces. Un voyageur pressé peut acheter plusieurs places pour accélérer le départ, pratique courante et bien acceptée des chauffeurs.

Sur les longues distances de montagne, notamment vers Khorog, le trajet se compte en dizaines d'heures et s'effectue le plus souvent en véhicule à quatre roues motrices.

Liaisons aériennes intérieures

L'avion assure la liaison la plus rapide entre Douchanbé et Khoudjand, séparées par un massif que la route franchit par le tunnel d'Anzob. Ces vols intérieurs restent tributaires de la météorologie de montagne, ce qui entraîne des reports fréquents.

Usage limité du train

Le rail ne joue quasiment aucun rôle dans les déplacements intérieurs. Le réseau, long d'environ 997 kilomètres en 2016, se divise en deux ensembles non reliés entre eux, la branche nord de Khoudjand n'étant accessible qu'en transitant par l'Ouzbékistan. Une seule relation hebdomadaire unit Douchanbé à Khoudjand, par ce détour international.

Routes de montagne

L'état du réseau routier commande l'organisation de tout séjour. Les cols se ferment en hiver et au printemps sous l'effet de la neige et des coulées de boue, et la route du Pamir alterne asphalte dégradé et sections non revêtues. La conduite de nuit est déconseillée par les conseils aux voyageurs officiels. L'accès au Haut-Badakhchan suppose une autorisation contrôlée à plusieurs postes de police, et le carburant se raréfie au-delà de Khorog.

Transports urbains

Douchanbé dispose d'un réseau de bus et de trolleybus complété par une multitude de minibus qui suivent des itinéraires numérotés. Les taxis se hèlent dans la rue et le prix se négocie avant le départ, les applications de réservation restant peu implantées en dehors de la capitale.