Achats et coût de la vie au Tadjikistan
Monnaie et moyens de paiement
Le somoni, introduit en 2000 pour remplacer le rouble tadjik, sert de monnaie nationale sous le code TJS. Il se divise en dirams, présents surtout sous forme de pièces. L'économie fonctionne très largement en espèces. Le change s'effectue dans les banques et les bureaux agréés, le dollar américain et l'euro étant les devises les plus facilement acceptées, à condition de présenter des coupures en bon état. Les cartes bancaires ne sont utilisables que dans un nombre restreint d'hôtels, de restaurants et de commerces de Douchanbé, et les distributeurs se raréfient dès que l'on quitte les grandes villes.
Bazars et marchés
Le bazar reste le lieu central du commerce quotidien. Douchanbé compte plusieurs grands marchés, dont celui de Mehrgon et celui, beaucoup plus vaste, de Korvon en périphérie. À Khoudjand, le bazar Pandjchanbé figure parmi les plus grands marchés couverts d'Asie centrale et jouxte la place principale de la ville. Les prix s'y discutent, la négociation faisant partie de l'échange ordinaire, alors qu'elle n'a pas cours dans les supermarchés urbains apparus ces dernières années.
Artisanat et produits locaux
Les étals de fruits secs, d'abricots, de noix, d'amandes et de melons rappellent le poids de l'agriculture des vallées. Les tissus de soie atlas, aux motifs colorés obtenus par teinture des fils avant tissage, les broderies souzani, les calottes brodées et la céramique des ateliers de la vallée du Zarafchan comptent parmi les achats les plus caractéristiques. Les tapis et les couvertures de laine proviennent souvent des régions d'élevage du Pamir.
Niveau des prix
Le coût de la vie demeure faible pour un visiteur étranger, en cohérence avec un produit intérieur brut par habitant estimé à 1 780 dollars en valeur nominale pour 2025. Environ 27,4 pour cent de la population vivait sous le seuil national de pauvreté en 2018, et les transferts d'argent des travailleurs migrants installés en Russie représentent près de la moitié du produit intérieur brut. Les produits alimentaires locaux et les services restent bon marché, tandis que les biens importés, l'électronique et les articles de marque atteignent des prix comparables ou supérieurs à ceux pratiqués en Europe.